| Le Bar des Elles |
Je viens de terminer cinq encres de Chine, en une heure de temps, alors que je n'ai plus travaillé depuis cinq mois ! Je suis maintenant persuadé que ma muse a terminé son long séjour aux confins des trous noirs des lointaines galaxies de l'oisivité. Je suis persuadé qu'elle accepte ma place dans cette histoire de l'art où je veux avec mon talent, mes élucubrations et mon travail forcer les portails de feu des dieux. J'ai nommé ces cinq encres de Chine Le Bar des Elles parce qu'elles traitent toutes de la même mise en scène : la légèreté des femmes dans un bar où cette nuit je me suis ennivré. J'ai traité le sujet d'un côté lesbienne parce que mes fantasmes en ce moment sont très axés sur ce qui est pour moi lle plus féminin au monde, source de vie et de plaisir charnel. Et tout comme les lesbiennes, j'adore les femmes. Si j'étais femme, je serai lesbienne. J'ai de nouveau plaisir à redécouvrir le corps féminin même si je ne porte aucune confiance aux donneuses de pommes. Elles le savent. Elles le sentent. Elles utilisent à bon escient cet instant propice. Et moi, je me laisse faire. Pauvre chair masculine. Mais quel plaisir lorsque je m'y adonne et que les rêves qui s'ensuivent me parlent d'Amour, d'Amour, d'Amour...
JR LELOUP, décembre 2003
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